Excursion à Aubagne avec l’IDL

unspecified2Aubagne est une ville qui se situe à 20 km à l’est de Marseille, à 20 minutes en bus à partir de la place Castellane.
Je laisse la parole à Cora (Mexique) pour nous décrire la ville et ses impressions suite à notre visite guidée du matin :
« J’ai aimé Aubagne parce que c’est une ville intéressante avec une belle histoire. Les coutumes et les traditions font partie de leur culture et les gens les conservent. J’ai adoré le travail des santonniers car c’est une activité manuelle avec une créativité fantastique.
Aussi, j’ai aimé la marche dans les rues, le panorama sur les collines, la construction des maisons, les plantes et les fleurs. »
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La pluie s’est malheureusement invitée à midi et nous avons transformé notre pique-nique en repas bien sympathique et gargantuesque dans un resto sur la place principale de la ville.
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Nous avons ensuite décidé d’aller au cinéma et choisi ensemble une comédie française tout juste sortie sur les écrans intitulée « Victoria ».

Voici le résumé du film et l’opinion d’une étudiante d’IDL :
Réalisatrice : Justine Triet.
Actrice principale : Virginie Efira.
Victoria est une comédie dramatique.
La femme Victoria est avocate, une mère divorcée avec deux enfants, sa vie est liée professionnellement et amoureusement. Le thème principal est qu’elle défend un ami concernant l’accusation de tentative de meurtre contre son ex-femme.
Il n’y a pas beaucoup de preuves : seulement un témoin qu’ qui est le chien de la victime.
La conséquence de cette affaire c’est qu’elle est aussi victime d’une dépression nerveuse.
Selon moi, c’est un film intéressant et drôle.

Ce fut un excellent exercice de compréhension orale et le film a été unanimement apprécié par le groupe.

Je terminerai avec les premières phrases de « La gloire de mon père » de Marcel Pagnol, très célèbre écrivain aubagnais :

« Je suis né dans la ville d’Aubagne, sous le Garlaban couronné de chèvres, au temps des derniers chevriers. »

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Ils allaient se mettre en ménage dans quelques jours…

Dans l’atelier écrit avance B1/B2 de ce mardi 13 septembre nous avons fait un exercice d’écriture créative à 3 voix.

Joao, Luciana et Reina se sont ainsi pliés à la consigne : le texte devait commencer par la phrase au passé « Ils allaient se mettre en ménage dans quelques jours. »
Chacun écrivait quelques phrases puis les feuilles changeaient de main.

Voici les 3 textes obtenus :

Ils allaient se mettre en ménage dans quelques jours.
Il y a trois ans, ils sont tombés amoureux. Ils s’étaient rencontrés en Égypte. Ils avaient voyagé dans le monde entier.
Ils avaient décidé de passer leur vie à l’île Maurice.
Ils sont tombés amoureux du paysage. Ils avaient rencontré la paix.
Le soleil s’était levé. Ils s’étaient réveillés tôt pour aller à la plage. Ils ont pris le petit déjeuner, en se regardant dans les yeux. Ils sont allés se promener à la plage main dans la main.
Mais tout à coup, ils ont aperçu quelque chose de bizarre. Il y avait quelque chose d’anormal.
Les oiseaux se sont tus et la mer s’est reculée.
Ils ne comprenaient pas. Soudain, ils ont vu une énorme vague : un tsunami s’est produit.
Ils allaient mourir. Ils se sont regardés et se sont embrassés une dernière fois.

 

Ils allaient se mettre en ménage dans quelques jours.
Ils avaient trouvé un appartement totalement refait dans une rue calme de son quartier préféré. Le prix n’avait pas été élevé et les voisins paraissaient être accueillants.
Tout allait bien jusqu’au moment où ils ont découvert que les animaux étaient interdits.
Panique ! Que faire avec Fifi, leur teckel ?
Ils ont eu du mal à le faire mais ils n’ont pas trouvé d’autre solution que de vendre Fifi.
Ils étaient très tristes et ont beaucoup pleuré. Heureusement les parents de la femme ont décidé de s’occuper du chien donc ils pouvaient voir leur chien bien-aimé.
Mais Fifi était très triste. Le chien avait été très malade. Fifi n’avait pas accepté d’être séparé de ses propriétaires. Ils ont commencé à chercher un nouvel appartement. Et après quelques semaines ils ont trouvé un appartement qui acceptait Fifi et Fifi était bien et heureux.

Ils allaient se mettre en ménage dans quelques jours.
Ils avaient trouvé une petite maison et ils avaient déjà acheté toutes leurs affaires. Elle était très fatiguée parce qu’elle avait fait le ménage toute seule. Il était très content parce que ses amis l’avaient aidé à déménager.
Les premiers jours ensemble ont été merveilleux. Ils ont reçu leurs amis et familles pour dîner ou simplement pour boire un bon vin et converser toute la nuit. Mais la maison se trouvait loin de leurs lieux de travail. Ils passaient beaucoup de temps à se déplacer chaque jour.
Ils ont cherché sur internet mais ils n’ont pas trouvé de maison appropriée.
Ils ont réfléchi et ils ont décidé de trouver un autre travail plus proche de la maison.
Malheureusement c’était aussi très difficile.
Un jour elle a trouvé un poste à l’étranger, à Tahiti, donc ils ont déménagé encore une fois…

 
Nous avons ensuite découvert la micro-fiction de Fred Dettwiler qui nous avait servi de point de départ pour notre écriture.
https://onvapasenfaireunehistoire.wordpress.com/2016/07/22/du-balain4-de-la-serie-avant-que-la-mort-ne-vous-separe/

 

Atelier artistique au FRAC

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Vendredi 26 août, dans le cadre du programme culturel de l’IDL, avec les étudiants de l’école, Lise et Luigi ont participé à l’atelier d’écriture autour de Sophie Calle, célèbre artiste française, animé par Grazia, une médiatrice du FRAC (le Fond Régional d’Art Contemporain), dans ce lieu très particulier.
Après nous avoir fait un petit exposé sur l’artiste et montré un documentaire intéressant, Grazia nous a présenté une valise intitulée «L’Autobiographie selon Sophie Calle» qui s’appuie sur «Le Faux Mariage». La valise contient, outre la reproduction du Faux Mariage, un matériel original pour appréhender le parcours de l’artiste, par l’écriture, la lecture, les activités manuelles…et aussi en fonction de notre inspiration du moment, l’improvisation théâtrale.

Nous ne pouvons pas tout vous expliquer, parce que nous voulons renouveler cette merveilleuse expérience au FRAC, mais aussi parce que, parmi nos lecteurs, peut-être que quelqu’un a envie de participer à ces ateliers. Nous vous invitons à le faire !

Nous vous montrons toutefois les photos de cette activité culturelle. Merci encore à Grazia et au FRAC pour l’hospitalité !

Quand l’atelier écrit se délocalise au FRAC !  de LISE – enseignante IDL

Grazia, la talentueuse médiatrice culturelle du FRAC, nous propose un atelier écrit in situ inspiré des Histoires Vraies de Sophie Calle dont on peut voir les œuvres, issues des réserves, exposées au Fond Régional d’Art Contemporain.
Autour d’une petite collation nous allons découvrir, fouiller et expérimenter le travail de la plasticienne puis chaque participant va rédiger un texte associé à un objet personnel de son choix pour raconter une histoire VRAIE … ou presque !
Dimitrios nous propose ses lunettes noires, Arne une de ses chaussures, Iara sa boite à pilules roses…des objets intimes qui vont être le point de départ pour des confidences…surprenantes !

Voici une de découverte de l’atelier : La célèbre lettre «Prenez soin de vous» .

Sophie,

Cela fait un moment que je veux vous écrire et répondre à votre dernier mail. En même temps, il me semblait préférable de vous parler et de dire ce que j’ai à vous dire de vive voix.
Mais du moins cela sera-t-il écrit.
Comme vous l’avez vu, j’allais mal tous ces derniers temps. Comme si je ne me retrouvais plus dans ma propre existence. Une sorte d’angoisse terrible, contre laquelle je ne peux pas grand-chose, sinon aller de l’avant pour tenter de la prendre de vitesse, comme j’ai toujours fait.
Lorsque nous nous sommes rencontrés, vous aviez posé une condition : ne pas devenir la « quatrième ».
J’ai tenu cet engagement : cela fait des mois que j’ai cessé de voir les « autres », ne trouvant évidemment aucun moyen de les voir sans faire de vous l’une d’elles.
Je croyais que cela suffirait, je croyais que vous aimer et que votre amour suffiraient pour que l’angoisse qui me pousse toujours à aller voir ailleurs et m’empêche à jamais d’être tranquille et sans doute simplement heureux et « généreux » se calmerait à votre contact et dans la certitude que l’amour que vous me portez était le plus bénéfique pour moi, le plus bénéfique que j’ai jamais connu, vous le savez. J’ai cru que l’écriture serait un remède, mon « intranquillité » s’y dissolvant pour vous retrouver. Mais non. C’est même devenu encore pire, je ne peux même pas vous dire dans quel état je me sens moi-même. Alors, cette semaine, j’ai commencé à rappeler les « autres ». Et je sais ce que cela veut dire pour moi et dans quel cycle cela va m’entraîner.
Je ne vous ai jamais menti et ce n’est pas aujourd’hui que je vais commencer. Il y avait une autre règle que vous aviez posée au début de notre histoire : le jour où nous cesserions d’être amants, me voir ne serait plus envisageable pour vous. Vous savez comme cette contrainte ne peut que me paraître désastreuse, injuste (alors que vous voyez toujours B., R., …) et compréhensible (évidemment…) ; ainsi je ne pourrais jamais devenir votre ami.
Mais aujourd’hui, vous pouvez mesurer l’importance de ma décision au fait que je sois prêt à me plier à votre volonté, alors que ne plus vous voir ni vous parler ni saisir votre regard sur les choses et les êtres et votre douceur sur moi me manqueront infiniment.
Quoi qu’il arrive, sachez que je ne cesserai de vous aimer de cette manière qui fut la mienne dès que je vous ai connue et qui se prolongera en moi et, je le sais, ne mourra pas. Mais aujourd’hui, ce serait la pire des mascarades que de maintenir une situation que vous savez aussi bien que moi devenue irrémédiable au regard même de cet amour que je vous porte et de celui que vous me portez et qui m’oblige encore à cette franchise envers vous, comme dernier gage de ce qui fut entre nous et restera unique.
J’aurais aimé que les choses tournent autrement.
Prenez soin de vous

“J’ ai reçu un mail de rupture. Je n’ai pas su répondre. C’était comme s’il ne m’était pas destiné. Il se terminait par ces mots : Prenez soin de vous.J’ai pris cette recommandation au pied de la lettre.J’ai demandé à cent sept femmes – dont une à plumes et deux en bois -, choisies pour leur métier, leur talent, d’interpréter la lettre sous un angle professionnel. L’analyser, la commenter, la jouer, la danser, la chanter. La disséquer. L’épuiser. Comprendre pour moi. Parler à ma place. Une façon de prendre le temps de rompre. A mon rythme. Prendre soin de moi.” S. C.

Une visite guidée du musée d’histoire de Marseille

Vendredi 12 août 2016, le groupe IDL a bénéficié d’une visite guidée sur mesure du très riche musée d’histoire de Marseille.
Ce musée est situé dans le Centre Bourse , à deux pas du Vieux Port.
Il propose un  parcours vivant et attrayant qui permet de découvrir les 26 siècles d’existence de la plus ancienne ville de France grâce à 4000 pièces exposées et une centaine de dispositifs multimédias.
Comme pour quasiment toutes les visites IDL, l’entrée et la visite guidée étaient gratuites pour les étudiants.
Rappelons à ceux qui souhaitent y aller ou retourner que le musée est également gratuit le premier dimanche de chaque mois.

Le groupe A2 recrute …

Cette semaine dans le groupe A2 nous avons travaillé autour de la thématique de l’emploi.
Par binôme les étudiants ont rédigés des offres d’emploi.
Nous vous présentons ces offres en diaporama ci-dessous :

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Visite guidée de l’exposition Marseille au 18ème siècle

L’activité culturelle du vendredi après-midi chez IDL est ouverte à tous les étudiants et anciens étudiants à jour de leur adhésion. Inscrivez-vous chaque semaine dès que possible dans le hall de l’entrée de l’école sur la feuille à cet effet, ou par internet en envoyant un e-mail à : laetitia.esteve@detinationlangues.com

Nous programmons des visites, balades et projections de films (sous-titrés en français) adaptés pour un public d’apprenants en français.
Les activités sont toujours accompagnées par un professeur de l’école et pédagogisées.

Cette semaine nous avons proposé une visite guidée de l’exposition temporaire du Musée des Beaux Arts ( Palais Longchamp) intitulée « Marseille au XVIIIème ».

lien site web

Tout d’abord un grand merci à notre formidable et énergique guide Céline ! Ses explications étaient passionnantes !
Merci aussi à Michelle Lopez pour ses belles photos.

Le saviez-vous ?

-Le 25 mai 1720, le bateau le Grand-Saint-Antoine en provenance du Proche-Orient arrive à Marseille au terme d’une longue navigation. Il apporte un précieux chargement d’étoffes de soie et de balles de coton, pour une valeur de 300 000 livres destinées à être vendues à la foire de Beaucaire de juillet.
C’est ce bateau qui va apporter la peste à Marseille.

-L’épidémie de peste se propage dans Marseille comme un feu et à partir du 9 août, il meurt plus de cent personnes par jour. Les infirmeries ne peuvent plus recevoir les malades ; les cadavres sont jetés dans les rues.

Michel Serre (1658-1733) est le témoin irremplaçable de la peste qui frappe Marseille en 1720 et fait disparaître la moitié de ses habitants. Dès 1721, il entreprend une série de tableaux qui révèlent aux contemporains les scènes terribles qu’ont vécu les marseillais. Il rend ainsi hommage au dévouement de l’évêque de la Ville, monseigneur de Belsunce, auprès des malades et à l’action héroïque du chevalier Roze qui se chargea de l’évacuation des corps qui jonchaient les rues.

Le peintre Joseph Vernet vient à Marseille en 1753 pour peindre deux vues du port dans la cadre de la grande commande royale qu’il a reçue, celle de représenter les principaux ports de France.

Les Marseillais s’enthousiasment pour sa peinture. Les riches amateurs comme les Borély, Pierre-Augustin Guys, Nicolas de Poulhariez achètent ses œuvres, et les peintres, comme Kapeller, Henry d’Arles, Lacroix de Marseille, Volaire, s’inspirent de ces célèbres marines.

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