Dansons la farandole !

Connaissez-vous la valse ? la polka ? la gigue ? la mazurka ? la bourrée ? la scottish ? la farandole ? Nous oui !

La semaine dernière, les étudiant.e.s sont parti.e.s au baleti pour apprendre les danses traditionnelles d’ici et d’ailleurs mais aussi pour échanger avec des français.e.s !

 

Une expérience inoubliable à Marseille

Ci- dessus, je vous partage le superbe texte de Fernanda Raquel, étudiante à l’ IDL qui a passé un an à Marseille et qui est maintenant retournée dans son pays. Cette dernière production écrite est une lettre d’adieu à Marseille.

Au revoir Marseille

J’ai pleuré quand je me suis rendue compte que le français va me manquer.  Ce qui me manquera le plus sera certainement le fait d’être  étonnée chaque jour de la découverte de nouveaux mots et d’expressions qui me font rire. La beauté d’une langue est parfois oubliée quand elle est maitrisée. La relation avec une nouvelle langue est comparable à une relation amoureuse, c’est chaque jour une bonne surprise qui  augmente la passion et qui permet de réaliser qu’il y a toujours  beaucoup à apprendre, donc il est possible de s’imaginer toute une vie ensemble avec l’objet de la passion.

J’ai pleuré aussi quand je me suis rendue compte que Marseille, tu vas me manquer, car il y a plein de nouvelles choses  que je voudrais savoir sur toi. Tu restes encore comme un code que je ne connais pas. C’est ton mystère qui me fait du bien.

Sans aucun doute, tu es mon expérience inoubliable. À mesure que je me rapproche de notre au revoir c’est dingue de m’imaginer loin de toi, Marseille – de ton ciel bleu, des tes rues sales, des tes nombreuses langues, de ton accent spécial, de toutes les femmes si importantes qui m’ont accueillie, de ta mer transparente, des tes gens sympas, de tes odeurs maghrébines… Ah, Marseille,  tout cela je n’aurais jamais pu me l’imaginer au début. Et maintenant qu’est-ce que je vais faire de cette distance entre nous ? D’un lieu vers un autre, d’un sud vers un autre plus extrême.

Me revient en mémoire l’image de la  Calanque de Sugiton  la première fois que je suis allée là-bas, j’ai pensé : « ah Marseille, comment oses-tu  être si belle ? ». C’était la première fois que je pensais que peut-être il serait possible d’être heureuse ici. Et, alors, je me suis habituée à être heureuse là  où tout le monde pense que c’est impossible.

Ah, Marseille, en fait, tu es la ville impossible, la ville inimaginable, la ville improbable, la ville que personne n’a choisi. Tu es une fiction et la pure vérité. Comme l’écrivain marocain Tahar Ben Jelloun l’a écrit : « Marseille est une énigme, une maison avec plusieurs portes et fenêtres toujours ouvertes ». Marseille, toi, tu rappelles à la France  son passé colonial,  ses guerres,  son désir de maintenir le pouvoir sur les « subalternes ». Et ça c’est impardonnable à la République, c’est pour ça qu’elle te méprise. Toi et ta Méditerranée, si bleue, ou si noire pour les migrants qui essayent de la traverser. Cependant, tu es comme la ville du rêve, là ville où tout sera différent, la ville pour recommencer une nouvelle vie. Mais, tu le sais, c’est pas facile. Tu es toute une ville de bonnes et de mauvaises venues. Ah Marseille ! Tu étais et tu es encore la crise. Je ressens un certain vertige devant toi. Tu augmentes mon désir de comprendre la complexité du monde. Que puis-je y faire? Marseille tu me débordes.

Marseille, tu as le quartier le plus pauvre de l’Europe. Tu as la ségrégation territoriale. Tu as le marchand de sommeil. Tu es décadente. Tu es un chaos. Alors que je m’arrête de penser à tout ça, comment puis-je t’aimer ? Je devrais te détester. Mais c’est juste ça qu’ils veulent, que je te déteste, que je ne te pardonne pas, que je te méprise. Désormais, je n’arrive pas à le faire. Comme Rainer Maria Rilke, j’ai l’habitude d’aimer les choses difficiles. Toi, Marseille, tu es extrêmement difficile. Et c’est juste pour cette raison que je t’aime. Oui, Marseille je t’aime et tu vas bien me manquer.

Sur les traces de Giono

Voici les photos d’une petite sortie au Mucem à la découverte de l’exposition proposant une rétrospective de la vie de Jean Giono, le célèbre écrivain provençal et de ses œuvres . Les étudiant.e.s sont désormais incollables sur le sujet !

Visite de l’Usine Cristal Anis

QUI DIT MARSEILLE, DIT PASTIS ! … ou ANIS ( ça rime aussi !)

Nos apprenant.e.s sont partis à la découverte des « secrets de fabrication » de la boisson la plus célèbre de Marseille grâce à leur visite de l’usine familiale Cristal Anis.

En voici quelques photos …

voici quelques photos…

On se voit avant l’année prochaine ?

Hé toi ! Ex-étudiant.e., étudiant.e ou ami.e de l’Institut …

Tu fais quoi le 20 décembre ?

Rien ?! SUPER !

Viens partager avec nous un buffet international – réalisé par nos étudiant.e.s et  nos professeur.e.s pour fêter la fin de la session et, par la même occasion, les fêtes de fin d’année !

Apporte quelque chose de ton pays : un plat ou un dessert pour nous le faire découvrir !

Rendez-vous ce VENDREDI 20 décembre 2020 à partir de 12h30 !

Ça te dit d’aller au théâtre ?

lamerique1

Vendredi 06 Décembre à 14h, allons faire un tour au théâtre de la Joliette pour voir une pièce nommée « l’Amérique » de la compagnie Bon-qu’à-ça.

Voici un petit topo sur l’histoire:

Babar vit à Bruxelles. Il est étudiant en médecine. Idéaliste et révolté, il pense que le monde doit changer. Mais il a peur de tout, et il ose pas avec les filles. Un jour, il en a marre, alors il part à Paris, comme ça pour voir. Il est dans un bar, et Jo lui parle. Jo, il n’a peur de rien. Il se bat. Il vole dans les magasins. Il fume. Il claque des doigts et il couche avec une fille. Le voyage qu’ils feront ensemble ne sera pas seulement celui de la liberté, des odeurs interdites, et des déconnades. Ce sera aussi celui d’un apprentissage violent qui les mènera vers la fin de l’adolescence. La fin d’une époque aussi. Celle qui prend son envol sur les barricades de 68 et se fracasse à l’aube des années 80.

Alors n’hésite plus ! Tu peux encore réserver ta place jusqu’à demain 😉